mardi 5 juin 2018

Quai de pèche de Soumbédioune

La charpenterie, une activité en pleine essor.

Au niveau du quai de pèche de la plage de Soumbédioune, il y a une pléthore de pirogue.  Elles sont en grande partie fabriquées par des charpentiers locaux.  Il s’agit des hommes qui sont spécialisés dans l’art de la fabrication des pirogues.
Crédit photo: Tidiane Cissé

A l’ouest de la Médina juste après la corniche se trouve la plage de Sombédioune. Ici c’est des dizaines et des dizaines de pirogues qui sont stationnées sur les lieux sous un soleil d’aplomb. En prenant la direction du nord, on tombe sur une vieille hutte qui fait face à la mer. C’est le siège des charpentiers de la plage de Sombédioune. Tout autour des vieilles pirogues en pannes, d’autres complètement détruites, et des pirogues neuves barrent la route qui mène à la hutte. Dans ce désordre total, une bande d’homme se livre à la décharge des troncs de bois sur un camion.
 « Faites attention et prenez le à deux si non vous allez vous blessez » affirme un homme d’une quarantaine d’année sur un ton autoritaire. Le physique imposant, très élancé, le teint noir  le visage ferme,  il se nomme Mbaye Seye et est le chef des lieux.  Il parle de lui comme étant le seul charpentier natif de Soumbédioune au service des piroguiers. « C’est avec ces bois là que nous fabriquions les pirogues. Ils viennent comme ça de la Casamance. Il y a deux sorte de charpentier : il y en a ceux qui construisent les maisons et ceux qui font les pirogues comme moi. Nous, nous ne  travaillons seulement que sur commande parce que les bois sont chères». En ce qui concerne les prix des pirogues Mbaye Seye assure qu’il évolue en fonction des dimensions des pirogues qui peuvent se situer entre 4 et 22 mètres. Ce maître charpentier a une trentaine de personne sous ses ordres dont deux  mineurs  qui apprennent aussi le métier.
  Pour trouver leur matière première (bois rouge et en ‘’Chamba’’), la Casamance reste leur seul réservoir.  Le Chamba est le deuxième type de bois utilisé par les charpentiers pour fabriquer des pirogues. C’est pourquoi ils ont des difficultés de trouver du bois depuis la tuerie de Boffa Bayotte disent-ils.  Parce que l’Etat a établi trop de réglementation qui complique la coupe de bois maintenant. «A cela s’ajoute  le manque de matériels moderne pour faire face à la concurrence extérieur » explique à son tour Ismaël Niang en peinturant une pirogue. Pour nombreux piroguiers rencontré sur la plage Soumbédioune, ces fabrications locales donnent plus de chance de vie en cas d’accident que celles importés (souvent caoutchouc).
                                                                 

mardi 22 mai 2018

Les rapports politiques-médias au Sénégal



Les rapports politiques-médias dans l’histoire du Sénégal se résument en quatre fenêtres. C’est ce qu’on retient de l’analyse du professeur Ndiaga Loum en conférence de presse au Cesti ce mercredi 09 Mai.  Une première fenêtre anté-indépendance, suivie de l’époque du président Senghor. Et une troisième fenêtre sous Abdou Diouf qui préside la dernière époque avec le président A. Wade caractérisée par une volonté manifeste de contrôle des médias.


crédit photo: Tidiane Cissé
Avant l’indépendance du Sénégal le contexte colonial a favorisé le pluralisme dans l’espace médiatique Sénégalais. C’est ce que pense Ndiaga Loum  professeur d'université à trois-Rivières au Québec.
Cette période a notamment débuté en 1889 avec un contenu de propagande politique qui ne s’est limitée qu’aux quatre communes. Mais quand les temps changent, les hommes et les idéologies le peuvent aussi.
 Ainsi après l’indépendance, Senghor disait : « Il n’y aura pas sous ma présidence de quatrième pouvoir». Il ne demandait aux médias que l’assurance d’une mission de développement. Il y avait donc une volonté manifeste de contrôler les médias. Ce qui est surtout facilitée avec le contexte de parti unique. C’est au début des années 1974 que la presse Sénégalaise commence à connaitre une ouverture avec la création de « promotion » et « politicien » (de Mame Less Dia et de Boubacar).

Cette ouverture de 1974 va se concrétiser de l’avis de Ndiaga Loum en 1980 pour permettre à la presse de jouer son véritable rôle de promoteur démocratique sous le président Abdou Diouf. Ainsi au début des années nonante(90) commence l’usage des langues locales à travers les médias. C’est l’exemple de  la station privée SUD FM, qui a joué en ce sens un rôle central. Mêmes les gens qui n’ont pas étaient à l’école ont donc droit à la parole médiatique dans leurs langues locales.
Mais selon le politologue, avec l’alternance de 2000 qui propulse Abdoulaye Wade à la tête du Sénégal, a favorisée l’implication des politiques dans le monde médiatique (notamment au niveau de la formation des journalistes) juste pour une volonté de contrôle. C’est également une époque où on assiste à une radicalisation inédite de la presse privée.
Et actuellement avec Macky Sall, ND.LOUM voit une intelligence tactique dans les rapports entre pouvoir et médias.

jeudi 3 mai 2018

Femmes occupez les médias



La pire violence faite aux femmes dans les médias est portée par les femmes elles-mêmes» c’est une affirmation d’Oumy Ndour pour inciter les femmes Sénégalaises à occuper l’espace médiatique.

Crédit photo: Tidiane Cissé
Analyser les actions idoines à entreprendre pour produire une alerte efficace sur les droits des femmes, identifier des actions conjointes à mener, et échanger avec le public sur les actions entreprises par les différentes groupes de femmes sont entre autres les objectifs d’une rencontre au centre de recherche africain. Elle a réuni ce mercredi 02 Mai 2018, journalistes, acteurs de la société civile, organisations non gouvernementales, étudiants et groupes de femmes au centre de recherche africain(WARC). Sur la question comment produire des alertes sur les contenus relatifs aux droits des femmes dans les médias, Ils ont partagé leurs idées sur les façons de pousser les femmes à occuper l’espace médiatique. Parce qu’au Sénégal il n y a pas une présence des femmes dans les médias. Pire elles sont victimes d’une marginalisation car moins de 5% d’espace (télé, radio, presse écrite) est réservé à des questions liées aux femmes.

Ainsi pour la psychologue Khaira Thiam (collectif des femmes du Sénégal et de la Diaspora et DOMASIF) il faut une sensibilisation de la population. De ce fait on ne peut pas accepter qu’on fasse l’apologie de viole parce les femmes s’habillent mal, car les hommes sortent chaque jour torches nues dans les rues et avec des criss-cross sans qu’ils soient violer par qui que ce soit. Le cas du célèbre chroniqueur d’une télévision qui avait pointé la responsabilité des femmes dans leur viole, a été donné en exemple en ce sens. Mais pour Oumy Ndour, cet exemple a fait du bien dans la mesure où il a permis de libérer certaines femmes qui sont sorties de leur mutisme. Ainsi pour elle la pire violence faite aux femmes dans les médias est portée par les femmes elles-mêmes.
Et pour sortir les femmes de cette stigmatisation le blogueur El hadj A. Seck pense que les réseaux sociaux constituent  un des  moyens les plus efficaces. Parce qu’ils sont un canal de communication très efficace qui permet de toucher le plus grand nombre de personne.  C’est pourquoi le combat doit être porté au niveau du bas âge, à travers les écoles. Cela permettra aux gens d'assimiler la question du genre depuis l'enfance. 

vendredi 16 mars 2018

Alerte maximum pour la biodiversité Sénégalaise



Urgent, la biodiversité du Sénégal en danger. Le Colonel Papa Momar Faye  alerte les autorités sur les risques de disparition des plantes médicinales. Les régions du nord (Dakar, Matam, Saint-Louis, Diourbel) sont déjà dans les signaux rouge.
Crédit photo: Aliou Guéye
De l’indépendance à nos jours, les espèces forestières du Sénégal ne cessent de se dégrader. Ce qui est dû au phénomène des coupes de bois, des feux de brousses, l’exploitation du charbon de bois entre autres. C’est pour lutter contre ce fléau que le colonel Papa Momar Faye, ancien agent des eaux et forêts c’est intéressé à la question. Il vient de publier un ouvrage à Harmattan intitulé «plantes médicinales et savoirs locaux : un patrimoine économique, social et culturel menacé de disparition au Sénégal». Dans cette ouvrage fruit d’une expérience de 34 ans, l’ancien agent relève les régions du pays qui sont les exposées au phénomène. Il s’agit notamment des régions de St. Louis, de Matam, de Thiès, Dakar. Dans ces localités plus de 80 espèces végétales ont disparu de la nature. Les rares espèces qui restent ne visibles qu’après un véritable parcours de combattant à travers des centaines de kilomètre.

Crédit photo:Tidiane Cissé

La mise en place d’une politique de sylviculture des plantes médicinales, est la clé pour stopper le phénomène affirme l’ancien colonel au Cesti (Centre d’études des sciences et techniques de l’information). En allant par exemple cherché les graines des  variantes disparues dans les régions de l’est comme Tambacounda Kédougou Casamance dont les forêts sont fournies de ces  espèces. Selon l’ancien colonel c’est pour une culture d’attachement que ces dernières régions concentrent bien les espèces disparues dans les régions du nord. En plus, il conseil  d’encourager le reboisement qui va promouvoir le développement des espaces.
 Une réflexion qui propose des solutions qui peuvent permettre à l’Etat au lieu de perdre, de gagner de l’argent et en plus faire bénéficier la population locale des retombés. Une initiative qui selon Papa Momar Fall peut constituer une source de financement du plan Sénégal émergent.


mardi 13 mars 2018

LE 08 MARS, POUR RATTRAPER UN SILENCE DE 364 JOURS


Crédit Photo: Alioune Guéye
Le 08 Mars pour rattraper un silence de 364 jours, c'est en résumé ce qui ressort d'une étude de l'institut Panos de Afrique de l'Ouest.L'étude montre que durant toute l'année les femmes sont mises à l’écart dans le traitement de l'information médiatique.

L'étude est réalisée sur la période du 1er au 8 Mars, et montre que les femmes sont marginalisées dans le traitement de l'information au Sénégal. Des radios comme RSI et RFM ne consacre que seulement 01% de leur programme aux questions liées aux femmes. Au même moment les télévisions (RST, TFM) ne consacrent que 02% d’émission dédiées au genre. Ce qui en dit long en ce qui concerne la place des femmes dans la presse quotidienne dans un pays démocratique comme le Sénégal. 
Et pour Bakary Domingo Mané de l’institut Panos cela s’appelle une marginalisation. Et l’homme s’interroge. Les médias ne sont-ils pas coupables ? Parce que selon lui les médias ne donnent la parole qu’aux politiques, aux stars et aux universitaires. L’analyse qualitative et quantitative de la presse Sénégalaise donne à constater une marginalisation presque totale des femmes. On ne parle des femmes que pour la journée du 08 Mars. Au même moment dans les zones rurales, nos  braves mères vont chercher de l’eau, du bois à des kilomètres   dira Talla Sylla de l'Union des radios communautaires(URAC). Selon lui les radios communautaires ont montré l’exemple à suivre surtout dans le monde rural. Une étude de l'URAC en 2013 a recensé 813 femmes contre 1121 hommes travaillant dans les radios communautaires. Un avancé majeur pour l’égalité entre hommes et des femmes. Mais beaucoup reste à faire. Car il faut s’attaquer aux racines même du problème. C’est-à-dire la pauvreté, les mentalités, l’éducation des femmes qui sont des facteurs non neglisables de cette exclusion des femmes.
Les médias sont-ils producteurs de violence ? S’interroge Eugène Aw. Cette initiative peut contribuer à améliorer la place de la femme dans le pays. Le Cesti  a proposé de célébrer la journée internationale des droits des femmes avec comme thème« femme et médias : déconstruire les stéréotypes». Conférence  qui est présidée par la directrice du Cesti Madame Cousson Sall Traoré. Avec des nationalités différentes, maliens, Béninois, Guinéens et Sénégalais, cestiennes et cestiens ont manié ensemble ce 08 mars. En 1977 les nations unies ont officialisé le 08 mars comme journée internationale des droits des femmes. Depuis lors l’organisation invite tous les pays du monde à célébrer cette journée.

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vendredi 9 mars 2018

PAPE DIOUF, L'AUTO- ADAPTE DU VÉLODROME

Pape Diouf 65 ans est un homme d’affaire Franco-Sénégalais. Il était président du club de l’olympique de Marseille entre 2005 et 2009. De passage au Sénégal, il a animé une conférence au Centre d'études des sciences et techniques de l'information( Cesti) sur le thème « participation des équipes africaines au mondial de 2018 en Russie. Portrait de cette homme qui aux origines divers. Qui est cet homme qui est le premier noir à diriger un club en Europe? Portrait:
Cliquer sur les icônes de l’image pour vous informer sur l’homme
Quand vous lui demander la question d'une éventuelle ambition politique, Pape Diouf est catégorique. Retrouver sa réponse en audio au dessous.
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jeudi 15 février 2018

PORTRAIT DE SAMIR AMIN

Ce mercredi 14 Février 2018, le centre d'études des sciences et technique de l'information a reçu l'éminent intellectuel Samir Amin. Un dont la dimension scientifique est reconnu fait l’unanimité. Qui est-il ? Quelle est son parcours ? Quel est sa bibliographie? Sur l'image on vous propose son portrait.